Le CEVA s'installe à Genève

Dans le cadre du cours d'Imagerie et GéoInformatique (IGI), il a été demandé de réaliser un projet en mettant en valeur l’utilisation du vol photogrammétrique.

Contexte

Le CEVA est un projet de liaison entre les réseaux ferroviaires du canton de Genève et de la Haute-Savoie. CEVA est l'acronyme de « Cornavin - Eaux-Vives - Annemasse »

Historique

  • Les origines du projet remontent à 1850.
  • 1888: ouverture de la ligne Eaux-Vives-Annemasse.
  • 1949: ouverture de la ligne Cornavin-La Praille.
  • Actuellement: la gare des Eaux-Vives est un cul-de-sac pour les trains de la SNCF en provenance d'Annemasse et se trouve sous-exploitée.

Le projet est toutefois réactivé en 2001 et la gare de Lancy-Pont-Rouge — mise en service le 16 décembre 2002 — constitue un nouveau terminus sur la rive gauche pour les trains régionaux en provenance de Coppet.

Le projet

Le CEVA est mandaté par les CFF et le canton de Genève. Le tout sera pour un budget de 1.47 milliards de francs. Il sera financé à hauteur de 57% par les CFF, le canton versera 508 millions de francs et la Confédération. Le tracé s'étend sur 16km et deservera différents centres d'activités, de nombreux quartiers de Genève ainsi que de nouvelles zones d'habitations.

Le matériel

Le vol s'effectue avec l' R-Pod qui est un drone très léger, équipé d' une caméra produisant des images de 4000 x 3000 pixels. Pour faire voler l'R-Pod, les conditions météorologiques doivent être idéales c'est à dire un temps clair sans vent pour obtenir des images précises et de qualité. A titre indicatif, le prix pour 50 ha est d'environ de CHF 350.

Le plan de vol

Le plan de vol pour ce projet comprend un circuit entre les trois gares principales du CEVA (Cornavin, Eaux-Vives, Annemasse).

Gare Cornavin

Trajet Cornavin-Jonction
Trajet Jonction-Bachet
Trajet Bachet-Eaux-Vives

Gare des Eaux-Vives

Trajet Eaux-Vives-Annemasse

Gare d'Annemasse

Par manque de temps nous n'avons malheureusement pas pu effectuer ce vol dans la réalité.

Fiche technique

Géoréférencement

GCP

Les GCP sont des points de contrôle inscrits au sol et visibles sur les photos prisent avec l’R-pod. Ils sont connus en coordonnées grâce au GPS. Ils permettent de se géoréférencer (coordonnées + orientation).

Aérotriangulation

Cette technique permet de savoir pour chaque photographie la position de la caméra pendant le vol. Cela permet aussi de savoir les coordonnées et l’orientation des images.

Restitution

MNT

Le MNT est une représentation 3D de l’altimétrie du paysage. Qui nous permet d’avoir uniquement l’altitude du sol.

Interprétation

MNS

Le MNS nous permet d’avoir la surface terrestre, les bâtiments, la végétation, le mobilier urbain, c’est-à-dire le sursol.

Orthomosaïque

Ce sont des photographies qui sont rectifiées pour qu’elles puissent être superposables à une carte. Elles permettent d’augmenter le niveau de qualité géométrique en y ajoutant des symboles, tracés ; comme sur une carte. Elles sont orientées.

Analyse SWOT "Photogrammétrie vs autres méthodes"

Strengths: Les forces de la photogrammétrie pour ce projet sont, la vitesse de prise de géodonnées, la modélisation en 3D et le niveau de détails ( résolution géométrique et radiométrique) que l'on obtient par rapport aux autres méthodes. Si on tient en compte les longues distances qu'on devrait couvrir avec un relevé topométrique on épargne du temps. Le fait d'avoir une vue aérienne du territoire concerné et la vision stéréoscopique nous permet de faire des modèles en 3D qui sont des outils de planification. Finalement le niveau de détail qu'on arrive à obtenir par les différentes applications de la photogrammétrie nous permet même d’accéder à des zones difficiles à mesurer comme la forêt, les parcs et les zones à végétation épaisse.Weaknesses: La résolution géométrique est toujours plus précise par d'autres méthodes comme le relevé topométrique par exemple. Pour les constructions du tram qui méritent un niveau de détail plus précis alors on aura besoin d'une autre méthode que la photogrammétrie. Autrement on trouve la problématique des tunnels et de l'underground pour certains arrêts du tram. Finalement lors du plan de vol on doit tenir en compte la météo, alors ceci nécessite une bonne planification du projet. Clairement on ne peut pas utiliser la photogrammétrie dans tous les aspects du projet.
Opportunities: La topométrie est en constante évolution, qui dans l'avenir peut donner des outils même pour les mesures souterraines et avec une meilleure résolution géométrique. Aussi on aura l'opportunité de mieux analyser la zone en cas où le projet subit une modification à la dernière minute. Threats: La région est en constante modification et les campagnes de prises de photos aériennes chers, ce qui ne facilite pas la tache de faire une deuxième campagne de vol au cas où le terrain a changé depuis la dernière prise de photos aériennes (Dangers naturels comme glissements de terrain). La même chose peut arriver si l'on fait un changement à la dernière minute dans une zone hors du territoire couvert lors du premier plan de vol.

Conclusion

La photogrammétrie est un outil moderne qui peut-être utilisé pour plusieurs activités qui concernent la géomatique. Les ingénieurs peuvent s'en servir de manière multifonctionnelle pour leurs activités dans différents projets.

Lors de ce projet on a démontré en quoi la photogrammétrie est d'une grande aide à travers sa précision et fiabilité au niveau des données et de l'aperçu final. Pour arriver à ceci il faut passer par une série d'étapes qui passe de la planification du vol jusqu'au traitement de données qui servent comme outil de planification et modélisation. Dans notre cas on a décidé d'exécuter notre plan de vol car pour un projet de cette ampleur on a besoin d'une vue aérienne du trajet du CEVA pour une modélisation 3D. En plus, selon l'analyse de notre matrice SWOT on a déterminé que l'utilisation de la photogrammétrie vs d'autres méthodes se justifie par la pesée des intérêts.

En conclusion, ce projet a été intéressant du point de vu de la mise en pratique des connaissances acquises pendant ce cours. On a réussi à appliquer nos connaissances pour ce projet en particulier de manière à pouvoir juger de manière critique les bénéfices et faiblesses de la photogrammétrie dans notre métier.

Sources

Gonzalez Eduardo - Nappez Marion - Pedretti Charlotte GEC 2014