Category Archives: Relations

Genescale – Pierredar

Le troisième volet du projet GENESCALE s’est déroulé au Nord du glacier de Pierredar à 2300m.Pas de vent, mais un épais brouillard juste au dessus de la zone de vol:

Après 2 petites heures d’attente… le brouillard s’est levé et le vol s’est passé sans encombre, malgré une topographie difficile (montagne et donc masque GPS au Sud…)

Refuge de Pierredar en PIR

Refuge de Pierredar

Montagne La Pare – projet GeneScale

Dans le cadre du projet GeneScale, un survol de la face nord de la montagne La Pare a été réalisé.

Après un heure de marche, l’aile a été lancée depuis l’alpage L’Audalle. Un plan de vol original (en escaliers) a été mis en place, étant donné le sommet culminant à plus de 2500m. L’aile est restée dans la partie nord de la montagne, en permanence entre les trois “falaises”, ce qui laisse un petit stress pour le pilote, surtout au premier vol!

L'alpage "L'Audalle" (1850m)

Face nord de La Pare, avec encore de la neige à 2300m (en cherchant vous verrez peux-être les bouquetins!)

Deux vols ont permis de recueillir plus de 200 images (RGB et PIR), avec pour la première fois une Ebee pour remplacer le swingletCAM, étant donné le vent présent à cette altitude (4-5 m/s ce jour là).

Trajectoire mouvementée avec du vent et des lignes de vols allant de 2450m à 2100m!

Alpage en PIR

Concours de circonstances

Pour R-Pod, les images que l’on considère parfois comme “clean-ex”, permettent tout de même de ressortir des anecdotes sympathiques des années plus tard! C’est le cas de celle d’aujourd’hui, qui met en évidence le fait que les images SWISSIMAGE à disposition sur map.geo.admin.ch à Yverdon ont été acquises le même jour que celles d’R-Pod. La comparaison en vaut le détour (si vous souhaitez jouer aux 7 erreurs), avec ici un extrait sur le site Y-Parc. Il s’agit d’images du 6 avril 2011:

Y-Parc sur map.geo.admin.ch © Swisstopo

Y-Parc de R-Pod, quelques minutes plus tard

Redécouvrir la place d’Armes d’Yverdon avec R-Pod

Dans le cadre du réaménagement de la place d’Armes, R-Pod contribue au projet en apportant une vision originale du site. La place a été survolée mardi, jour de marché, avec une cadence d’un vol par 30 minutes aux heures de pointe. Ces images seront présentées dès vendredi 26 avril dans le “Portacomm” de la commune sur la place. Le concept de sagacité (Paléo 2012) ayant fait ces preuves, les images sont à nouveau présentées via des beamers, à deux échelles différentes. Plus d’infos sur l’exposition sur le site de laregion.ch et sur la page officielle du projet Deppar.

Le "Portacomm" sera ouvert les 26 avril et 3 mai, de 16h à 19h, et les 27 avril et 4 mai, de 10h à 16h. Venez nombreux!

Jardin japonais - 9h

Une journée de vol:

Trajectoires des 16 vols dans GoogleEarth

Quatre vols dans le canton de Vaud

Afin de profiter du beau temps, R-Pod a passé son vendredi après-midi dans les airs. L’aventure a commencé à Lausanne dans le cadre d’un mandat, puis s’est poursuivie à Yverdon afin d’immortaliser le nouveau centre sportif des Isles:

Centre sportif des Isles

L’occasion également de survoler le nouveau quartier d’habitation à proximité:

Quartier à proximité du centre sportif des Isles

Place Pestalozzi

Ensuite, R-Pod s’est dirigé vers le centre-ville d’Yverdon pour survoler la place Pestalozzi dans le cadre d’un travail d’étudiants de 2ème année géomatique. Quatre lignes de vol à 140 m s/sol permettront de calculer un modèle 3D vectoriel afin de modéliser, entre autres, le Temple d’Yverdon.

Ce fut également l’occasion de survoler la place d’Armes d’Yverdon, puisque R-Pod participera à la démarche participative de son réaménagement (voir article La Région de ce jour p.3). Vous trouverez ici quelques informations concernant le projet Deppar.

Jardin japonais - Place d'Armes

Pour terminer l’après-midi, R-Pod s’est dirigé en direction de Bonvillars. Ces données permettront d’alimenter le débat lors de l’AG de l’ASIT-VD 2013, où le thème de la journée sera l’accessibilité des données…

Bonvillars

Aventures en Côte d’Ivoire

Comme mentionné dans un précédent article, R-Pod s’est aventuré en Côte d’Ivoire du 21 au 31 octobre. Les trois objectifs principaux de la mission étaient les suivants :

  1. Evaluer la faisabilité de cartographier de la forêt dense sempervirente
  2. Déterminer les limites d’utilisation sur le terrain, les contraintes environnementales et techniques liées au climat
  3. Montrer les applications en milieux non-forestiers (savanes, cultures, plantations, villages)

Réflexion sur le Parc National de Tai :

Initialement, il était prévu de se rendre au Parc National (PN) de Tai pour des tests sur une forêt dense. Ce PN ne comporte actuellement que peu de zones couvertes par les images satellitaires, car des nuages y sont présents quasiment en permanence. La cartographie (pour les botanistes par exemple) est ainsi très limitée. Le chalenge résidait dans la capacité du système à assembler des images ne comportant que de la forêt, mais aussi de voler plusieurs jours dans des conditions d’autosuffisance. Ceci avec tous les problèmes pratiques que cela comporte.

Après réflexion avec les différents partenaires du projet in situ, il s’est avéré qu’il était risqué de se rendre à Tai, étant donné la distance à parcourir  et le peu de temps à disposition. Si la météo n’était pas clémente sur place, le risque de ne pas pouvoir effectuer tous les tests nécessaires était trop élevé. De plus, les partenaires étaient également intéressés de connaître la potentiel d’R-Pod dans d’autres milieux (savane, forêt marécageuse, zone urbaine…). Le PN du Banco, situé en plein cœur d’Abidjan a ainsi été choisi comme substitut à Tai. La végétation du Banco est également dense, et est située à moins de 30 minutes du CSRS (Centre Suisse de Recherches Scientifiques), le « QG » d’R-Pod pour cette mission.

Sites étudiés et chronologie des recherches:

Centre National de Floristique à Cocody

Lors d’un premier vol au Nord du Parc du Banco, l’évaluation de l’état d’avancement de l’occupation humaine dans une bande de terrain (env. 100m de large) a pu être visualisée. Cette zone, déboisée pour le passage de lignes haute tension, est occupée (illégalement?) principalement par des garagistes réparant les taxis d’Abidjan. Dans la foulée, et dans le but de réaliser un inventaire cartographique du jardin botanique, le Centre National de Floristique, à Cocody (Abidjan), était survolé en quelques minutes. La Parc National d’Azagny fut le premier test en forêt dense. Ce vol remis les pieds sur terre à toute l’équipe quant aux espoirs de cartographier de la forêt, puisque le décollage et l’atterrissage étaient de vrais slaloms pour l’aile. En effet, le décollage eu lieu depuis une petite clairière entre les arbres de 30m de haut… Pour couronner le tout, les images, pourtant acquises à moins de 300 m s/sol étaient à moitié couvertes de nuages !

Occupation humaine sous les lignes HT, au Nord-Est du Parc du Banco

La forêt de la Tanoé située vers Nouamou (Sud-Est du pays, à 50km du Ghana) a par la suite servit de zone test en ce qui concerne la forêt de type marécageuse. L’assemblage, en particulier pour les cultures de palmiers à huile n’a pas posé de problème particulier. La forêt non-plus, étant donné qu’elle n’était pas spécifiquement dense.

Cultures de palmiers à huile et forêt marécageuse à proximité de Nouamou (fausses couleurs)

Pour la zone de savane, la réserve de Lamto a été retenue. Lors de ce vol, R-Pod est revenu avec le moteur arraché et l’aile abimée. Après avoir réparé à Abidjan, une série de vols selon différents paramètres (hauteur, recouvrement latéral/longitudinal) au-dessus du Banco a été réalisée. Le but était dans un premier temps d’effectuer si possible un assemblage automatique via le logiciel Pix4D. Pour terminer en beauté le séjour, le village d’Adiopodoumé à proximité d’Abidjan était survolé afin de fournir des images de zones urbaines.

Échantillon de la Réserve de Lamto, avec le Centre Français de Recherches

Premiers résultats :

Pour les botanistes qui vont travailler par la suite sur les clichés, la qualité des images brutes en forêt dense est suffisamment détaillée pour identifier les objets à cartographier (types d’arbres, couronnes et ouvertures). L’interprétation automatisée serait même envisageable pour certaines espèces.

Assemblage images fausses couleurs, 75% recouvrement latéral, PN Banco

Bien entendu, vu le couvert végétal, il est impossible d’utiliser ni des points de contrôle, ni des points d’appui pour le bloc. La confiance en l’assemblage automatique, via la recherche automatisée de points d’intérêts sur les images, est ainsi contrainte à 100%. Le tout en augmentant significativement la hauteur de vol et le recouvrement latéral par rapport aux « standards » des zones non-forestières (80% longitudinal et 50% latéral). Au final, il a été constaté que l’assemblage pouvait fonctionner avec par exemple 90% de longitudinal et 80% de latéral à 270 m s/sol (taille de pixel au sol de 10cm). Latéralement, il est possible de diminuer le pourcentage à 75%, pour autant d’augmenter significativement la hauteur (400m s/sol).

Concernant les limites du système en forêt, la surface couverte est trop réduite dans la plupart des cas. En effet, il est souvent difficile d’accéder à une zone de forêt et le rayon d’action utilisé (1-2 km) est souvent insuffisant. Ensuite, malgré que l’assemblage automatique soit envisageable dans certains cas, le calcul du MNS est difficile. Ainsi, les images subissent des déformations inadéquates et l’orthomosaïque (théoriquement une « true orthophoto ») en subit directement les conséquences. Le décollage et l’atterrissage est évidement déconseillé depuis le cœur de la forêt, même si ce fût une expérience fructueuse à Asagny. Un autre constat est que la couverture nuageuse est souvent présente déjà à 200-250 m s/sol. La période de l’année n’était pas non-plus optimale concernant les nuages.

Les rapaces sont particulièrement agressifs dans ce pays, et le problème survenu dans la savane n’est pas un cas isolé. R-Pod a parfois donc été rapatrié promptement car des milans allaient directement au contact de l’aile. Par contre, de manière générale, la technologie était toujours robuste. Même avec le moteur arraché et un morceau d’aile découpé, l’aile a pu revenir sur son point de décollage et atterrir. Après avoir réparé avec les moyens du bord, plus de 10 vols dans des conditions difficiles (vent) ont été effectués sans aucun problème.

Concernant l’application dans les milieux non-forestiers, le système était comme prévu excellent. Aucun problème n’a été constaté par rapport à notre expérience en Suisse, hormis le vent quasi permanent et les arbres d’une autre dimension! R-Pod a pu démontrer l’utilité et l’efficacité du concept dans toutes les situations.

Un grand merci à toutes les personnes ayant initiées et collaborées avant et pendant la mission hors du commun, tout particulièrement: Cyrille Chatelain (Jardin botanique Ville de Genève), Adama Bakayoko, Jean Kouamé Kan (Universités Adjamé, Cocody) et tous ceux qui ont accompagnés R-Pod durant 10 jours…

Note : Financement Projet CSRS-PNUD2/ Projet de Renforcement du partenariat Scientifique Ivoiro-Suisse

Inauguration H144 : “La Transchablaisienne”

Aujourd’hui, la route H144 assurant la liaison entre les Chablais des Cantons de Vaud et du Valais fut inaugurée à proximité d’un de ses ouvrages, la galerie couverte de Crebelley. L’occasion pour R-Pod d’immortaliser l’événement.

Galerie de Crebelley durant l’inauguration (avec les cors des Alpes sur la galerie!)

La route est constituées de quatre ouvrages d’art et d’une route en remblai. Le tout pour un tracé de 4250m. Voici quelques images des ouvrages, datant de lundi 5 novembre:

Pont sur l'A9, 350 mètres

Pont sur le Grand Canal, 130 mètres

Pont sur le Rhone, 440 mètres

 

Essais en forêt dense ivoirienne

Pour la première fois R-Pod “s’envole” pour l’Afrique, plus précisément pour la Côte d’Ivoire. Ce projet a pour objectif de tester l’utilisation d’un drone pour la cartographie de la végétation en Côte d’Ivoire et de mettre en place une collaboration avec des instituts ivoiriens qui pourraient être intéressés par les applications liées à cet outil. Une mission de 4 jours est prévue dans le Parc National de Taï avec 3 responsables ivoiriens intéressés par une collaboration, puis 5 jours pour mettre en place des collaborations pour des futurs projets.

Localisation du Parc National de Taï

Intérêts du projet pour la conservation et la gestion des ressources naturelles

La cartographie est un outil essentiel pour la conservation et la gestion du milieu naturel, en particulier dans les régions où la pression humaine est très forte, comme c’est le cas en périphérie des aires protégées et souvent même à l’intérieure de celles-ci.

Couvert nuageux quasi permanent sur le parc Taï. Seule une image satellitaire sur 100 est utilisable!

La cartographie permet d’optimiser le travail de terrain. En effet, lors de la mise en place d’un projet d’inventaire ou de conservation, la disponibilité d’images permet d’évaluer l’importance des surfaces à protéger ou d’identifier rapidement les zones dans lesquelles il faudrait réaliser des inventaires. Ces images sont des outils indispensables pour suivre l’évolution du projet et pour documenter auprès des populations riveraines l’importance des enjeux.

L’imagerie satellitaire, comme source d’images, est extrêmement utile car elle permet de cartographier de grandes surfaces. Cependant, suivant l’expérience en zone forestière tropicale, la disponibilité d’images est très fortement réduite par la présence d’un couvert nuageux ou de fortes brumes (sur la zone du Parc National de Taï, seule une image sur 100 est utilisable). De plus l’acquisition d’images récentes nécessite un financement relativement élevé pour un projet de recherche couvrant seulement une partie réduite de l’image satellitaire. L’alternative est alors la mission aérienne par avion, qui reste également difficile à mettre en place selon les régions pour des questions de météo et d’organisation.

Les Conservatoire et Jardin botaniques de Genève ont pris contact avec la HEIG-VD pour lui proposer de tester le concept R-Pod dans un contexte tropical et en particulier sur le couvert de la forêt dense humide du Parc National de Taï ou sur la zone marécageuse du Parc National d’Azagny. Le concept R-Pod, comprenant un aile avec des coûts de fabrication raisonnables et d’utilisation quasi nuls, devrait répondre parfaitement au besoin de la recherche scientifique des naturalistes ou des gestionnaires sur le terrain pour obtenir des images couleurs ou fausses couleurs (proche infrarouges).

En organisant une mission en Côte d’Ivoire (financée par un Projet CSRS-PNUD2/Projet de renforcement du partenariat Scientifique Ivoiro-Suisse) sur 10 jours R-Pod et les CJB espèrent tester le drone durant 4 jours sur la partie sud de Taï, et présenter l’outil durant 5 jours en nouant des contacts avec les instituts de recherche en Côte d’Ivoire. Le choix du Parc National de Taï est intéressant car il permettrait de fournir des informations cartographiques utiles tant aux gestionnaires qu’aux chercheurs. En effet, les CJB avaient entrepris des recherches cartographiques et floristiques sur cette zone, mais le projet de cartographie proprement dit a dû être reporté faute de données images disponibles. La possibilité d’identifier des espèces végétales et de décrire leur état phénologique à différents moments de l’année est aussi un élément intéressant pour les recherches faunistiques.

Pour la suite, rendez-vous en Côte d’Ivoire dès le 22 octobre…

Offre d’emploi: poste de Professeur-e d’imagerie géomatique et de photogrammétrie

La Haute Ecole d’Ingénierie et de Gestion du Canton de Vaud met au concours un poste de Professeur-e d’imagerie géomatique et de photogrammétrie. Toutes les informations sont disponibles ci-dessous:

Semaine de la mobilité fribourgeoise

A l’occasion de la semaine de la mobilité fribourgeoise (SEMO), le comité d’organisation a mis sur place une action comparative de sensibilisation à la mobilité durable. L’action, intitulée « voiture ou bus » consiste à démontrer visuellement que la voiture individuelle est le moyen de transports le moins efficient en termes d’espace pour se déplacer en ville. Voici les 20 voitures individuelles (en moyenne 1.2 passagers par véhicule), matérialisées par 80 chaises, formant un bouchon de 120m :

20 voitures individuelles matérialisées par des chaises, 110 m s/sol, © SEMO

Et le bus de 12m dans lequel sont concentrées les 25 personnes :

25 passagers dans un bus standard des TPF...12m! 110 m s/sol, © SEMO

Ainsi, l’automobiliste qui choisit le bus devient un acteur d’engagement au lieu d’être victime d’un bouchon.

R-Pod a été choisi pour immortaliser cet événement étant donné son rendu pour la vue d’ensemble, son impact quasi nul sur l’environnement, sa discrétion et sa disponibilité « on demand ».